Les alternatives à l'expérimentation animale
Les METHODES ALTERNATIVES, appelées aussi TECHNIQUES DE SUBSTITUTION ou DE REMPLACEMENT désignent les procédés qui permettent de réduire ou de supprimer les recours à l'animal. Souvent aussi, par opposition à la manipulation IN VIVO (sur le vivant), on les qualifie de TECHNIQUES IN VITRO (littéralement : sous verre, en éprouvette).
Parmi les principales méthodes alternatives nous retiendrons :
- L'observation in vitro proprement dite
- Les simulations
- Les modèles mathématiques
- La microbiologie
- L'approche physico-chimique
- L'ingéniérie génétique
- Les banques de données
- Les moyens audio-visuels
- L'épidémiologie
- L'observation directe sur l'homme
- L'OBSERVATION IN-VITRO PROPEMENT DITE
- Les organes isolés : Il s'agit de parties du corps ou de fragments anatomiques plongés dans un milieu nourricier. Outre l'étude physiologique et biochimique, ce genre de cultures autorise la constitution de banques d'organes, humains de préférence.
- Les cultures de tissus : En isolant une structurre tissulaire et en l'introduisant ensuite dans une solution nutritive, le biologiste arrive à maintenir en vie et à multiplier ses cellules constitutives tout en leur conservant leurs fonctions propres.
- Les cultures de cellules : Le tissu est dissocié en ses cellules constitutives dans le but d'obtenir une multiplication de cellules homogènes toutes d'un même type et aux caractères morphologiques et métaboliques identiques.
Les METHODES DE CULTURES DE TISSUS et de CELLULES sont surtout appelées à remplacer l'animal dans l'EVALUATION TOXIQUE DES PRODUITS SOUMIS A DES REGLEMENTATIONS DE SECURITE.
L'observation in vitro proprement dite est aussi indiquée pour :
- dépister le degré d'innocuité ou de danger des médicaments et des substances chimiques de synthèse,
- le scrreening de nouvelles molécules,
- la fabricaton des vaccins.
- LES SIMULATIONS
Le MANNEQUIN SIM ONE respire, crie, tousse, vomit, possède un système cardio-vasculaire et une pression artérielle. Les pupilles se dilatent ou se referment sous l'action de l'administration de médicaments. Il permet d'étudier les comportements de l'homme et de prévoir ses réactions à certaines agressions. Il trouve des applicatons dans les études d'anesthésie ou de pratique dentaire.
Le robot THERMOMAN est revêtu d'un matériau destiné à l'étude des brûlures.
Nous pouvons mentionner aussi d'autres simulateurs, tels le RESUSCI-DOG OU RESUSCI-CAT pour stimuler l'activité cardio-pulmonaire chez de petits animaux ou également la GRENOUILLE ARTIFICIELLE.
- LES MODELES MATHEMATIQUES
Les renseignements fournis par l'observaton directe ou par l'ordinateur sont mis en équations donnant lieu à de MODELES ou à des MODELISATIONS MATHEMATIQUES dont il est possible de déduire des thérapeutiques efficaces.
- LA MICROBIOLOGIE
Cette science s'occupe des formes extrêment simples que sont les microorganismes dont la structure se réduit généralement à une seule cellule comme les microbes, les bactéries ou les protozoaires.
Tout comme les vitamines un grand nombre de substances, par exemple l'arsenic ou le cuanure, affectent de la même façon les mamifères supérieurs et les microorganismes. Aussi peut-on sérieusement envisager de remplacer les tests animaux pour évaluer des substances toxiques par de essais sur des microorganismes.
- L'APROCHE PHYSICO-CHIMIQUE
La matière se compose de particules : les ATOMES. Parmi ceux-ci certains, tout en appartenant au même élément, présentent des possibilités chimiques identiques mais des propriétés physiques différentes. En termes plus scientifiques, ils possèdent la même charge électrique mais une masse atomique différente. Ces atomes portent le nom d'ISOTOPES et peuvent être stables ou radioactifs.
- L'UTILISATION D'ISOTOPES STABLES
Les isotopes trouvent leur application dans la recherche thérapeutique. Ainsi pour une étude du métabolisme les différents composés de la matière vivante n'offrent, grâce à leur identification au moyen d'un isotope stable, aucune difficulté à être repérés ou départagés. La technique actuellement utilisée pour détecter directement sur l'homme - et non plus sur l'animal - les diverses particules dans le sang, la salive ou l'urine est celle de la CHROMATOGRAPHIE GAZEUSE associée souvent à la SPECTROGRAPHIE DE MASSE.
- L'UTILISATION D'ISOTOPES RADIOACTIFS
En plus des isotopes stables il en existe d'autres dont le noyau contient un excès d'énergie qui cherche à se libérer en émettant des radiatons, ce sont les RADIOISOTOPES.
- LA REPONSE IMMUNOLOGIQUE
Elle se fonde sur l'aptitude d'une substance à fixer un ANTIGENE. Rappelons qu'un ANTIGENE est une substance qui, injectée à un organisme, provoque une réponse immunitaire spéciffique vis à vis de cette même substance, appelée ANTICORPS.
En variant, dans un mélange, la proportion d'ANTICORPS et d'ANTIGENES susceptibles de se combiner, on obtient des ANTICORPS SPECIFIQUES. Cette technique n'est autre qu'une analyse de saturation qui porte le nom de TITRAGE.
Un seul échantillon de sang prélevé sur un homme ayant subi une injection d'antigène peut fournir les anticorps désirés.
- L'INGENIERIE GENETIQUE
La GENETIQUE est la science qui traite de l'hérédité.
Nous savons que le noyau de chaque cellule renferme des CHROMOSOMES au niveau desquels se situent les GENES qui transmettent à leur descendance les ppotentialités héréditaires de l'individu.
L'idée est donc venue aux généticiens d'agir sur ces gènes en modifiant l'A.D.N. (Acide Désoxyribonucléique. Acide du noyay de la cellule qui détient l'information génétique.) qu'ils renferment afin de transférer à de nouvelles cellules des informations utiles à un but poursuivi, par exemple, l'éradicaton d'une tare oou la guérison d'une affection héréditaire.
Le biologiste va donc retrancher, ajouter ou combiner des séquences d'A.D.N. d'une cellule à une autre, souvent une bactérie. Cette nouvelles technique trouve une infinité d'applicatons dans la recherche fondamentale, la biologie et l'industrie pharmaceutique. En opérant directement au niveau de la cellule, EN EVITANT LE RECOURS A L'ANIMAL , l'ingéniérie génétique mérite de éloges et occupe une place de choix parmi les méthodes alternatives.
- LES BANQUES DE DONNEES
Beaucoup d'expériences ont déjà été pratiquées et les rsultats consignés dans les archives privées des instituts universitaires ou de firmes industrielles. La recherche aurait donc tout intérêt à centraliser les données obtenues au cours d''expériences afin que chaque scientifique puisse disposer d'une source de renseignements. Les banques de données peuvent éviter que des expériences aux résultats connus ne soient répétées inutilement.
- LES MOYENS AUTIO-VISUELS
Films et vidéo-cassettes, remplacent avantageusement toute démonstration in vivo, sans parer de tout le matériel didactique déjà en usage.
Leur rôle se conçoit non seulement dans l'enseignement secondaire - qui interdit toute intervention sur l'animal vivant - mais également dans les universités où ils contituent un auxiliare bien précis.
- L'EPIDEMIOLOGIE
Elle porte son attention sur les groupes humains. Jusqu'ici objet d'étude des épidémies ou des fléaux infectieux l'EPIDEMIOLOGIE se définit actuellement comme l'OBSERVATION DES CAUSES DETERMINANT L'INCIDENCE ET LA FREQUENCE DES MALADIES. Elle s'intéresse e.à. à la démographie, à l'âge, au sexe, aux races, aux caractérstiques sociales telles que richesse ou pauvreté, aux coutumes et aux facteurs écologiques comme l'exposition à des agents à hauts risques.
- L'EXPERIMENTATION DIRECTE SUR L'HOMME
Bien sûr, il est hors de question de soumettre des prisonniers à la torture médicale, de renouveler les horreurs d'Auschwitz, de faire supporter des violences expérimentals par des malades atteints de névroses ou de transformer en matériel de recherche les vieillards et les mourants.
Par contre l''observation directe sur des hommes n'impliquant aucune cruauté et pratiquée avec le consetement du patient peut contribuer à l'enrichissement de nos connaissances.
Les INTERVENTIONS CHIRURGICALES exécutées sous la direction du professeur et auxquelles assistent les étudiants sont autrement bénéfiques que celles que recourent à de pauvres bêtes volées à qui on fracasse les fémurs pour les reconstituer ensuite.
L'utilisation de matériel tissulaire humain trouve également son applicaton dans la science pharmaceutique et médicale. Pratiquement non toléréee en Belgique, la France est autorisée à prélever des cellules humaines qui, sans souffrance ni danger pour le donneur, contribuent à remblacer la vivisection.
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